Guide · Chiffres vérifiés le 16 septembre 2026
L'horeca tourne le samedi, le dimanche, les jours fériés et souvent la nuit. La CP 302 prévoit pour cela des primes précises, qui se cumulent avec le sursalaire légal des heures supplémentaires. Elles sont dues de plein droit, mais rarement payées spontanément : autant savoir exactement ce qui s'applique.
En CP 302, chaque heure réellement prestée un dimanche ou un jour férié légal, entre 0 h et 24 h, ouvre droit à une prime de 2 €/h, plafonnée à 12 €/jour : le plafond est donc atteint après 6 heures. Cette prime n'est pas indexée, son montant reste le même d'une année à l'autre.
Une exception : elle n'est pas due dans les entreprises où une convention conclue au niveau de l'entreprise accorde des conditions plus favorables pour le travail du dimanche ou des jours fériés. C'est le seul cas où l'absence de cette ligne sur la fiche de paie peut être normale.
Le samedi est un jour ouvrable ordinaire dans le secteur : il n'ouvre pas droit à la prime « dimanche / férié ». La nuit, en revanche, oui : 1,6209 €/h pour les heures prestées entre 0 h et 5 h. Contrairement à la prime du dimanche, ce montant est indexé chaque 1er janvier en même temps que le barème. Un montant périmé sur la fiche de paie est une erreur fréquente.
À cela s'ajoute l'indemnité vestimentaire de 2,20 €/jour lorsque l'employeur ne fournit pas les vêtements de travail, et autant lorsqu'il n'en assure pas l'entretien : les deux se cumulent, soit jusqu'à 4,40 €/jour.
C'est la confusion la plus courante. Le sursalaire est un mécanisme légal qui s'applique aux heures réellement supplémentaires : 50 % en semaine et le samedi, 100 % le dimanche et les jours fériés. La prime sectorielle de 2 €/h est une prestation distincte qui s'ajoute par-dessus. Les deux ne s'excluent pas.
Un travailleur a droit à 10 jours fériés légaux payés par an. Lorsqu'il doit prester un jour férié, il a droit à trois choses cumulées : le salaire des heures prestées, un repos compensatoire payé, et la prime sectorielle. Pour le travail du dimanche, le repos compensatoire doit être accordé dans les 6 jours qui suivent, sachant qu'il peut coïncider avec un jour d'inactivité du travailleur.
Les modalités pratiques (jour de remplacement si le férié tombe un jour d'inactivité, délai de récupération) se règlent avec la paie et le secrétariat social.
Si une prime due n'apparaît pas, ou apparaît à un montant non indexé, un syndicat du secteur ou le Contrôle des lois sociales peut le vérifier.
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Questions fréquentes
En CP 302 : 2 €/h par heure réellement prestée un dimanche ou un jour férié légal, entre 0 h et 24 h, avec un maximum de 12 €/jour. Le plafond est donc atteint après 6 heures. Cette prime n'est pas indexée. Elle n'est pas due dans les entreprises où une convention d'entreprise accorde des conditions plus favorables pour ces jours.
Le samedi n'ouvre pas droit à la prime « dimanche / jour férié » : c'est un jour ouvrable ordinaire dans le secteur. La nuit, en revanche, oui : 1,6209 €/h pour les heures prestées entre 0 h et 5 h. Ce montant est indexé chaque 1er janvier en même temps que le barème.
Non, les deux mécanismes se cumulent. Le sursalaire légal s'applique aux heures réellement supplémentaires : 50 % en semaine et le samedi, 100 % le dimanche et les jours fériés. La prime sectorielle de 2 €/h s'ajoute par-dessus, comme prestation distincte.
Un travailleur a droit à 10 jours fériés légaux payés par an. S'il doit prester un jour férié, il a droit au salaire des heures prestées, à un repos compensatoire payé et à la prime sectorielle. Pour le travail du dimanche, le repos compensatoire doit être accordé dans les 6 jours qui suivent, sachant qu'il peut coïncider avec un jour d'inactivité.
Elles doivent apparaître comme des lignes distinctes sur la fiche de paie, à côté du salaire de base. Ces primes sont dues de plein droit mais rarement payées spontanément, et un montant non indexé est une erreur fréquente pour la prime de nuit. En cas de doute, un syndicat du secteur ou le Contrôle des lois sociales peut vérifier.
Demandez le rythme type (nombre de week-ends travaillés par mois, jours de repos) et le délai de communication des horaires avant d'accepter le poste. Pour un temps partiel à horaire variable, les horaires doivent vous être communiqués dans le délai légal et rester consultables : ce n'est pas une faveur.
Sources
Contenu informatif rédigé à partir de sources sectorielles et officielles. PointHoreca ne fournit pas de conseil juridique, fiscal ou de paie : en cas de doute, la convention collective, les instructions ONSS et votre secrétariat social prévalent.
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